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Parmi nos adhérents certains se sont rendus en Inde,
voici quelques-uns des  témoignages qu’ils nous ont livrés.  
Les nouveaux récits sont les bienvenus et peuvent  
être transmis à Muriel pour être mis sur le site.
dernière mise à jour le 
2 Mai 2007
« A travers nos visites des différents foyers et notre découverte de Snehasadan, il y a deux endroits qui nous ont particulièrement marquées : les deux centres d’accueil en gare. Nivara, situé près de la gare de Borivali et Amchi Kholi, localisé juste à côté du Chatrapati Shivaji Terminal (appelé aussi Victoria Terminal).
 
C’est là que tout a commencé pour les enfants qui vivent à présent dans un des foyers de Snehasadan, et c’est ici que ça continue pour les enfants qui ont choisi la rue, ceux qui ont renoncé au confort, à l’éducation, à l’hygiène de vie offerts par les foyers pour leur préférer la relative liberté offerte par la rue. C’est ici qu’ils trouvent de la nourriture, du divertissement, un toit pour se reposer pendant la journée, une écoute et des conseils ».                                                                  
« Chaque samedi, j’ai assisté à la réunion des parents responsables et des Sœurs des foyers. Cette réunion a été l’occasion de mieux connaître chacune d’entre elles et de changer de foyer. C’est ainsi qu’un weekend, je me suis rendue au foyer de Gorai situé au bord de la mer à l’ouest de Mumbai. Ce n’est vraiment pas loin de la grande ville mais on a l’impression d’être à Goa. Les filles de ce foyer ne reçoivent pas souvent de visiteurs et elles ont été ravies de me rencontrer, moi une grande poupée anglaise. Ici c’est comme une vraie famille et la vie est simple. 

Les treize filles sont encadrées par Sœur Lydia et Sœur Rosalyn. Elles sont très chaleureuses et très calmes. Les devoirs sont d’une importance clé et les plus grandes filles essayent de rattraper les années perdues en travaillant d’arrache pied. Mais il y a aussi du temps pour le repos, les promenades à la plage, le jeu de volley, la danse classique. Un soir, j’ai eu l’honneur de danser à côté des filles sur la bande originale d’un de leurs films Bollywood préféré ».
 C’est pour moi une expérience extraordinaire de les aider à franchir le pas vers le monde professionnel et je réalise à quel point il est important pour eux de se sentir responsables à travers le travail qu’ils exécutent. Avec patience et beaucoup d’attention, en communiquant avec le langage du coeur, on arrive à établir une vraie relation de confiance réciproque. Pour les enfants je suis avant tout leur porte-parole et je représente pour eux les parrains et marraines dont ils sont si fiers de me parler !
 
« Voici maintenant plus de 6 mois que j’accompagne l’équipe de Snehasadan dans la banlieue nord de Bombay où sont répartis 15 foyers d’accueil pour les enfants des rues. Je travaille bénévolement au sein de l’association en apportant mon aide, soutien pour les jeunes qui ont des difficultés à trouver un emploi. Je dispose d’un petit atelier où l’on remet « à neuf » des meubles récupérés qui sont ensuite redonnés aux jeunes qui prennent leur indépendance. Nous effectuons également des travaux de réparation, d’entretien et d’aménagement pour les foyers.
 
Snehasadan… un rayon de soleil et de lumière dans la grisaille et la dureté de Bombay. Si j’avais à « baptiser » les foyers que j’ai visités, je leur donnerais le nom de « Vanaja ». En hindi, ce prénom signifie « fleur de lotus », cette fleur merveilleuse d’une beauté rare, capable de s’épanouir dans les eaux troubles, sales et boueuses.
 
Dans le domaine de la psychologie, la fleur de lotus symbolise la « résilience », c’est-à-dire la capacité que développent certains enfants à résister à des évènements douloureux, voire traumatisants (abandon, maltraitance…) et à transformer ceux-ci en quelque chose de positif et dynamique. Voilà à quoi j’ai pensé spontanément en rencontrant les filles du foyer N° 13… un « bouquet » de fleurs de lotus rayonnant de beauté, de lumière, de joie et d’énergie. Snehasadan…une belle leçon de vie, de courage et d’espoir.
 
 
 
« Ce qui m’a frappée et dès le premier jour, c’est le sourire merveilleux des enfants, leur air heureux. Miracle de l’amour donné et reçu. Je suis en admiration devant les parents (souvent d’anciens de Snehasadan) et des religieuses en charge de la vie quotidienne des foyers. On mène une vie de famille normale, avec joies, peines et tensions. Pour ma part, j’ai vécu de grands moments d’émotion.
 
C’est ainsi que j’ai revu l’une de mes premières filleules, Teresa qui a passé 16 ans à Snehasadan. Agée de 33 ans, Teresa est mariée, enseigne l’histoire et l’anglais à deux petites filles de 8 et 6 ans. La première demande de Teresa en me voyant : « Puis-je vous appeler Maman ? ». Grande émotion pour toutes les deux. Pour les petites, je suis leur « Nana ». Me voilà nantie d’une belle famille indienne.
 




« J’ai pu au mois de février 2004 réaliser un vieux rêve en partant à la rencontre des mes filleuls. Ma femme Michelle et moi-même, parrainons des enfants depuis plus de vingt ans par l’intermédiaire de l’A.F.E.A. Tout au long du séjour, je n’ai pu que voir de nombreux petits miracles qui se produisent dans ces foyers, par l’accueil chaleureux des enfants qui vous reçoivent comme des rois mages par des danses, des chants, des sourires et qui nous montrent qu’ils ont retrouvé la joie de vivre. Ils se réjouissent des petits cadeaux que nous leur offrons de la part de leurs parrains et marraines ou de l’association sans oublier personne. 

Nous prenons connaissance du parcours de quelques uns et faisons le point sur les besoins du foyer. Quel courage, quelle patience ont tous ces parents responsables pour découvrir et encourager les qualités de chacun, voire même celles des enfants sourds et muets ou handicapés remis sur pieds et tellement insérés dans le groupe que nous n’avions pas remarqué leur différences. De ce séjour riche en contacts, ma plus grande et plus forte émotion fut la chaleureuse rencontre avec nos deux filleuls : Raju, le deuxième qui a maintenant 28 ans et qui a voulu me raconter pour la première fois sont long, douloureux et émouvant parcours et Parshu, le troisième, 16 ans qui était heureux de réaliser son rêve : rencontre son parrain. Que d’émotions et que de joies dans leurs regards ! Tout ceci restera à jamais gravé dans ma mémoire et mon coeur.